Surmontons notre déception et soutenons le PB qui se bat !

Ce matin je ne me suis pas réveillé, loin de là, avec la gueule de bois du supporter déçu. Bien au contraire, j’ai pu constater que non seulement le PB est toujours en Pro A, mais qu’il est loin d’avoir joué sa dernière carte en vue d’y rester. Il reste sept matchs à jouer, et notre club est toujours à la lutte avec Nancy. D’autre part, une heure après la fin de la rencontre perdue de manière si contrariante contre Limoges, Tony Dobbins n’était nullement abattu ; il parlait aussi bien des séquences de jeu réussies par Poitiers que de l’incapacité de l’équipe à tenir un résultat ; comme l’a également dit Dominic James, que je n’ai pas vu : « Certaines équipes jouent pour gagner. Nous, nous jouons pour ne pas perdre ». Lorsque je lui ai parlé du match à Chalon prévu pour le 23 mars, Tony a dit que compte tenu de notre prestation contre ce club en début de saison et des difficultés rencontrées par les deux formations depuis trois mois, cette rencontre était loin d’être perdue d’avance. Par ailleurs Nancy, qui accueille Orléans ce soir (le 16) n’aura pas la partie facile, le 25 à Cholet. Quant au weekend de Pâques, les Cougars recevront Chalons l’avant-veille de la réception de Dijon à Saint-Eloi. Le samedi suivant (le 6 avril), nous serons nombreux à nous rendre à Orléans, alors que Nancy aura sans doute du fil à retordre à Paris-Levallois. Le samedi suivant, pendant que le PB prendra peut-être sa revanche contre Cholet aux Arènes, Nancy va devoir « se coltiner » Lyon-Villeurbanne. Et puis, pourvu que le PB ne se fasse pas distancer par Nancy dans les rencontres précédentes, nous jouerons tous les deux le maintien dans LE match de l’année aux Arènes. Lors des deux dernières journées du championnat, le PB se rendra au Mans et clôturera la saison contre Roanne, alors que Nancy ira à Roanne et terminera l’exercice contre Le Mans.

Les programmes des deux clubs sont donc quasiment identiques en ce qui concerne tant les adversaires que les dates des matchs à domicile (à ceci près que le PB accueillera Nancy, et non pas l’inverse). Je ne parlerai pas ici de Boulazac dont l’un des meilleurs joueurs, Darryl Monroe, ne frôlera plus les parquets cette saison ; c’est la goutte qui fait déborder le vase, la blessure de trop… Je ne parlerai pas non plus du Havre, dont la quête du maintien va vraisemblablement s’avérer payante, alors que sauf erreur de ma part, la masse salariale de ce club, de loin la moins importante en Pro A, n’atteint même pas les 500 000 € !

Au début de ma chronique du 15 mars, j’ai parlé de « hype », de battage médiatique ; le derby contre Limoges ne pouvait guère être autre chose que le point d’orgue de l’année, alors que la saison, je le répète, n’est pas terminée. Il existe un « après-Limoges », et nous y sommes. Le PB va défendre carrément ses chances. Il importe d’y croire. Blessé et à bien des égards convalescent, le club n’est pas pour autant condamné d’avance. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Jeffrey ARSHAM le 16 mars 2013