POITIERS – LILLE : 83 – 73

AVANT LE MATCH: Les deux équipes cherchent, chacune à sa manière, à s’extirper du bas du tableau et, en cas de victoire(s), à viser plus haut. Est-ce que l’arrivée du nouvel entraîneur de Lille, le chevronné Nedeljiko Asceric, constituera un électrochoc? Est-ce que les débuts à domicile de l’expérimenté Williams Soliman, qui remplace temporairement l’ailier fort Pierre-Yves Guillard, contribueront à un succès poitevin ô combien nécessaire?

PENDANT LE MATCH: Electrochoc? Déclic? Pendant les 3 premières minutes il n’en fut rien; les fautes sifflées étaient suivies par les pertes de balle, jusqu’à ce que le micro-meneur Walker ouvre le score (0-3) et double rapidement la mise (0-6). Est-ce que les Poitevins allaient passer la soirée à courir après le score? Après 5 minutes, la réponse n’était pas venue (4-8), et un panier primé de Greer (7-8) ne fut qu’embellie; les Lillois multiplièrent les contre-attaques et creusèrent un premier écart (7-15). Mais tout d’un coup, sans avoir à l’air d’y toucher, c’était à Lamine Kanté d’enchaîner des tirs lointains (10-15, 13-15); quant au secteur intérieur, Mike Joseph était à la fois omniprésent et efficace (15-15), et les Poitevins terminèrent le premier quart temps en roue libre (17-15).

Il fallait qu’ils continuent sur leur lancée, et Jeff Greer fit montre d’adresse (20-15); lorsque Thinon l’imita (25-17), un frisson parcourut la salle qui était pourtant loin d’être remplie à ras bord. Malgré une action à 3 points de Walker (26-22), le momentum n’avait pas changé de camp; Joseph trouva deux fois de suite le chemin au panier (30-24), et Greer (33-24) puis Kanté (36-24) enfoncèrent le clou. A une minute de l’entracte, le PB mena de 14 points (40-26), mais les Lillois n’abdiquèrent guère (40-31).

APRES LE MATCH: Ayant peut-être franchi un cap, est-ce que le PB allait réussir à le tenir? Dans un premier temps, la réponse était affirmative, à l’image de Greer qui donna un caviar à l’excellent Ogidé (44-34). Or Almeida avait peut-être à cœur de se faire pardonner après un début de match catastrophique; il commença à y parvenir (44-37). Heureusement, Thinon ne faisait pas que tirer plus vite que son ombre; ses passes décisives à Fitzgerald (46-37) et à Soliman (48-37) permirent aux Poitevins de garder le cap. Mais le vent pouvait toujours tourner, et à la fin du troisième quart temps les locaux ont connu un terrible passage à vide, leur avantage se fondant comme neige au soleil (53-50).

DSC_0196C’est sans doute au début du dernier quart temps qu’à l’aide de deux paniers primés de Thinon (56-50, puis 59-52) et un panier de Greer (61-52), les Poitevins ont fait la différence en établissant de manière définitive leur supériorité. Mais c’est Ogidé qui, au prix d’un grand effort qui finit par être récompensé, a enfoncé une fois pour toutes le clou (68-57, puis 73-57 au terme d’une séquence offensive similaire). A partir de là, rien de mal ne pouvait plus arriver à Poitiers, d’autant moins que les tireurs lillois arrosèrent… On ose espérer que cette belle victoire n’aura pas été une simple péripétie.