Poitiers 98 – Charleville 95 — Tout est bien qui finit bien !

AVANT LE MATCH: Le 8 novembre, à Charleville, le PB n’a pas laissé aux locaux l’ombre d’une chance de l’emporter (55-76). Promu au Pro B in extremis, sans avoir au le temps de monter une équipe compétitive, les Ardennais ne tenaient pas la comparaison… Or peu avant Noël, il y a eu un déclic, et les nouveaux venus ont successivement battu Lille, Aix, Le Portel, Boulazac et Roanne, alors que les Poitevins, eux, ont connu une très mauvaise passe, si bien que début février, les deux formations occupaient le même rang au classement (7 victoires, 11 défaites). Laquelle va commencer à s’extirper du « ventre mou »?

PENDANT LE MATCH: Le PB a entamé le match avec plein de bonnes intentions offensives conjuguées à une grande rigueur (pas de balle perdue pendant le premier quart temps). Deux fois de suite, Kevin Harley a provoqué une faute en se lançant vers le panier; en convertissant 3 des 4 lancers francs, il donna à son équipe un réel avantage, avantage confirmé par l’adresse de Jeff Greer (11 points dans les 10 premières minutes (10-4, 12-4). Or l’entrée sur le terrain du  géant adverse Vincent Pourchot a momentanément équilibré les débats (12-12, suite à une nouvelle action réussie de l’excellent Lemyk). Malgré un handicap de taille (!), le pivot finisseur Ogidé ne se laissait pas impressionner (17-12, 19-12, puis 22-14). Un panier de Lamine Kanté porta l’avantage poitevin à 10 points (24-14). A l’issue d’un premier quart temps globalement maîtrisé, les locaux dominaient les débats (26-17, voire 37-15 en termes d’évaluation collective).

Mais au début du deuxième le PB a connu un passage à vide, et les visiteurs se sont engouffrés dans la brèche (29-28).  Un tir bonifié d’Ona Embo mit fin à la disette; et le retour sur le terrain du joker médical Soliman consolida l’acquis (38-29). En un rien de temps, le vent avait tourné; une réelle rage de vaincre se manifesta, et malgré le timide retour de Charleville (39-33), la tendance se confirma: tir à 3 points de Kevin Harley (42-33), nouveau panier d’Ogidé (44-33), puis deux tirs lointains de Jeff Greer au moment le plus opportun, juste avant l’entracte (50-37).

De retour aux débats, la maîtrise poitevine semblait se confirmer; d’autant plus qu’Ona Embo a fait tout un festival (59-45, 61-47, 63-47 sur un caviar servi à Mike Joseph). Or de manière d’abord insensible, la belle mécanique se grippait; Romain Dardaine réussit un tir lointain (66-58), Kevin Thalien l’imita, et vers la fin du troisième quart temps la partie était carrément relancée (66-61). L’adversaire venait de mettre dix points consécutifs, et malgré un nouveau panier d’Ona Embo (69-61), Fabien Pascal (69-64) et surtout Kevin Thalien n’avaient pas dit leur dernier mot (69-67, à 10 minutes de la fin).

La remontée des visiteurs n’était pas terminée; sur un panier bonifié d’Akeem Williams, ils sont revenus à égalité (71-71). L’adresse d’Ona Embo (74-71) et d’Arnault Thinon n’offrit aux hôtes qu’un court répit (78-74); dans un renversement de situation effectivement renversant, l’équipe de Charleville est passée devant (78-83, à 5+ minutes de la fin). Et ensuite? Tir à 3 points de Kevin Harley (82-83), lancers francs d’Ogidé (84-83), tir à 3 points de Lemyk (84-86), tir à 3 points de Greer (87-86), tir à 3 points de Williams à 2 minutes de la fin (87-89), panier d’égalisation de Fitzgerald, son deuxième de la soirée (89-89), un lancer franc de Lemyk (89-90), tir à 3 points de Greer (29 points, 92-90) à 40 secondes de la conclusion, deux lancers francs d’Ona Embo (94-90) à 30 secondes de l’éventuelle délivrance, panier adverse dà 3 points (94-93); deux lancers francs de Soliman (96-93) à 12 secondes de la fin… Le PB a fini par se sortir d’affaire, mais les trois passages à vide ont failli lui coûter cher, très cher, d’autant plus que Lamine Kanté était blessé et absent lors du money time. L’adresse à 3 points des joueurs locaux (15 sur 21, plus de 70% de réussite) leur a sauvé, en attendant des jours encore meilleurs.

 

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