POITIERS 91 – SAINT-QUENTIN 90 : Victoire tirée par les cheveux, à la Pyrrhus

L’ENJEU: Le PB aura l’occasion de valider définitivement le renouvellement de son bail en Pro B; quant à Saint Quentin, cette formation navigue entre deux eaux; écartée de la course aux play-offs, elle ne risque pas pour autant de perdre sa place dans l’antichambre du basket français. On dit parfois que l’enjeu tue le jeu; en ce qui concerne le match de ce soir, nous serons nombreux à espérer que bien au contraire, l’absence (relative) d’enjeu permettra aux deux équipes de pratiquer du beau jeu, sans pression excessive, en faisant amplement plaisir à tout un chacun.

PENDANT LE MATCH: Suite à 20 minutes de jeu, dans une partie débridée et plaisante à suivre, les deux équipes ont effectivement rivalisé d’adresse offensive et de maladresse défensive. Ni les autres ni les autres se sont détachés. A signaler; En regain de confiance, tour à tour menaçant de loin (3 paniers primés) et pas peureux pour trois sous dans ses pénétrations, Lamine Kanté a marqué la bagatelle de 17 points… De retour sur le terrain, très présent dans la raquette des deux côtés du terrain, Mike Joseph s’est rappelé au bon souvenir des supporters… Du côté de St. Quentin, les défenseurs adverses ont eu du mal à contenir les élans offensifs du pivot, Julien Lesieu (13 points). Par contre, de retour sur les parquets pictaves, Anthony Smith (16 minutes, 3 points) n’a pas vraiment pesé de tout son poids; son duel avec Lamine Kanté a rapidement tourné au désavantage de l’Américain… De manière plus générale, nous avons assisté à un festival des rebonds offensifs, des deuxièmes voire des troisième chances… Est-ce que le PB va tirer son épingle du jeu? Le suspense reste entier.

APRES LE MATCH: 1) Pendant les 3 premières minutes du troisième quart temps, les Poitevins ont dominé le match de la tête et des épaules; Jeff Greer a mis 3 paniers bonifiés, nous nous acheminions vers le match à sens unique (67-47); 2) Et puis, pendant 10 minutes, il y a eu le trou d’air, le passage à vide; les joueurs adverses se sont engouffrés dans la brèche et sont revenus illico presto dans le match (74-63 à la fin du quart temps, puis 76-75 à 6 minutes de la fin); 3) Grâce en majeure partie à la hargne d’Andrew Fitzgerald (9 points dans le « money time »), les locaux ont failli plier l’affaire; 4) Suite à quelques mauvais choix de tir et à 3 lancers francs ratés, les locaux ont failli lâcher prise, allant jusqu’à concéder à l’adversaire la balle du match. Peut-on dire que le PB a sauvé les meubles? Je ne le pense pas, d’autant moins que dans les dernières secondes, Pierre-Yves Guillard s’est peut-être donné une entorse à la cheville.