Poitiers 91 – Roanne 73 : LE match de référence !

AVANT LE MATCH:  Suite à un départ poussif (3 défaites d’affilée), la Chorale de Roanne a commencé à redresser la barre en gagnant 3 fois de suite, notamment contre Boulogne et Bourg-en-Bresse, avant de baisser pavillon, le 4 décembre à Saint-Chamond. Poitiers Basket a également entamé le championnat en s’inclinant à 3 reprises, avant de commencer à se relancer à Fos-sur-Mer et le 4 décembre contre Lille. Les deux formations sont donc sur la pente ascendante, mais ont toutes les deux, à l’approche des fêtes de fin d’année, du retard à rattraper. Malheur au vaincu!

PENDANT LE MATCH: Dès le début, on a vu un PB de gala: bonne circulation du ballon, excellente sélection de tirs, défense de fer (lors des 5 première minutes, Roanne n’a marqué que 2 petits points). Tout allait pour le mieux (8-2, puis 16-10). Or chez l’adversaire du jour, la profondeur de banc se fit rapidement sentir; l’entrée en jeu des vieux briscards Kenny Grant (extérieur) et Mehdi Cheriet (intérieur) a quasiment inversé la donne, si bien qu’à la fin du premier quart temps, les visiteurs étaient revenus dans le match (16-15).

Dans le deuxième quart temps, en marquant 26 points Roanne a failli prendre le contrôle des opérations; seule l’adresse d’Arnauld Thinon (4 tirs bonifiés = 12 points) a permis aux Poitevins de garder le contact (39-41, à l’entracte). L’agressivité pas toujours sanctionnée des intérieurs roannais a provoqué les courroux des supporters poitevins; en même temps, on avait l’impression, peut-être trompeuse, qu’à force de recharger les batteries au bon moment (que de rotations), la Chorale allait finir par gagner non pas en chantant, ce n’est pas leur style, mais à l’usure.

APRES LE MATCH: Et finalement, de manière surprenante, c’est Poitiers qui a fini par l’emporter … à l’énergie. Le troisième quart temps était indécis, c’était un concours d’adresse; alors que Roanne semblait pouvoir prendre le dessus, c’est Jeff Greer qui a marqué à plusieurs reprises. Alors qu’il restait 10 minutes à jouer dans un match engagé et indécis (64-62), c’est de manière inespérée que les Poitevins ont su accélérer les débats (74-62, avec 8 minutes à jouer). Tous les Poitevins ont réussi un travail d’équipe, y compris les jeunes Charles-Catherine et, de manière réjouissante, Morency. A l’image de Guiilard, intraitable sur les deux bords du terrain, ses coéquipiers se sont battus comme les morts de faim; en quelque sorte, ils ont forcé la réussite. Ce qui étonnant, c’est l’apparent abdication des Rouannais qui se sont écroulés. Quant au PB, le retour d’enfer était impressionnant: confirmation attendue.