Poitiers 90, Fos-sur-Mer 76 – Tout le monde était au rendez-vous !

 Poitiers 90-76  Fos-sur-Mer : Tout le monde était au rendez-vous !

Nous allons entrer, enfin!, dans le vif du sujet. Onze jours se sont écoulés depuis la dernière journée de la saison régulière, les compteurs ont été remis à zéro, et les phases décisives du championnat commencent. En ce qui concerne le premier tour, le PB s’est battu bec et ongles pour obtenir l’avantage du terrain, ce qui risque se tourner à son désavantage dans la mesure où une victoire de l’adversaire le mettrait très rapidement en danger. En revanche, une victoire ne ferait que confirmer l’ascendant d’une équipe qui a pas mal toussoté avant de trouver la bonne carburation au bon moment, avant qu’il ne soit trop tard. D’une part, rien n’est gagné, et tout peut s’effondrer. D’autre part, rien n’est perdu, et tous les espoirs – même les plus « fous » – sont permis. Et tout en s’époumonant, à quelque minutes du match les supporters retenaient leur souffle.
Il n’y pas eu de round d’observation. Suite à un première action à 3 points du pivot Gay (0-3), Jeff Greer a mis les pendules à l’heure (3-3), et Ekperigin a mis le couvert (5-3). Suite aux paniers successifs de Guillard (8-2) et de Greer encore et toujours (10-2), les visiteurs étaient dans les cordes, mais deux paniers successifs, le deuxième de Gay, leur ont permis de garder le contact (15-9). Or Guillard a mis un panier bonifié plein de réussite tout en provoquant une faute; c’était l’action à 4 points (19-9). C’est à ce moment-là que sous l’impulsion du chevronné Mohamed Hachad, Fos a commencé à grignoter son retard (22-15). Or Arnauld Thinon avait son mot à dire; pas content de gérer le jeu, il a créé et réussi son propre tir; quel souffle de soulagement et de jubilation (25-15, score à la fin du premier quart temps).
Or le répit fut de courte durée. Fall avait écopé de deux fautes, Ekperigin n’était pas revenu sur le terrain, et le pivot remplaçant adverse, Tanguy Ramassamy, faisait des ravages dans la raquette (25-18, puis 25-20). Et puisque ses coéquipiers avaient repris du poil de la bête, il y avait péril en la demeure (27-24). Or le jeu intérieur de Lamine Kanté a mystifié ses chiens de garde (29-24), et Justin Ingram avait décidé de prendre en charge les affaires courantes (31-24). Et puisque de l’extérieur, Karim Souchu n’était pas en reste (35-26), les Poitevins étaient repartis dans une phase euphorique. Rien ne pouvait arrêter la marche en avant, d’autant plus qu’Ingram était particulièrement en verve (38-28), ainsi que Souchu dans la zone (41-28) et Lamine encore (43-28). L’écart avait gonflé, et les Poitevins gagnèrent les vestiaires avec un avantage net (49-35).
On pouvait pourtant craindre le réveil du valeureux adversaire et un certain endormissement poitevin. Encore une fois, mais sans jamais convaincre il est vrai, Fos allait grignoter son retard (54-45). Or Ingram a joué fort bien les pompiers (57-45), et Ekperigin devenait dominant dans sa zone de confort (59-45). Les locaux n’étaient pas pour autant à l’abri (61-52), mais Lamine a su marquer cinq points quasiment consécutifs (66-53) et à l’approche du quatrième quart temps, le PB tenait bon (68-57). Les visiteurs avaient beau opérer un dernier rapprochement (73-64); en la personne de Jeff Greer, le PB avait la réponse (76-64). Une belle action collective scellée par une passe magistrale d’Ingram à Ekeprigin a enlevé ce qui restait de suspense (78-64, à 6 minutes de la fin) et à partir de là les Poitevins déroulèrent leur jeu, à la plus grande joie des supporters qui applaudissaient des deux mains. Les affaires était bien lancées, d’autant plus que Chalon a été battu in extremis à domicile par Aix Maurienne, ce qui ouvre la perspective d’un nouvel avantage poitevin à domicile lors du deuxième tour… Mais ne tirons pas de plan sur le comète, prenons plutôt les choses dans l’ordre l’une après l’autre. A chaque nuit suffit son plaisir.

LES MARQUEURS POITEVINS : Souchu 12 Points, Greer 17, Guillard 11, Thinon 8, Ingram 12, Harley 2, Ekperigin 15, Fall 2, Kanté 11, Joseph 2.

 STATISTIQUES