POITIERS 90 – CHARLEVILLE-MEZIERES 74 : la victoire en chantant ; un troisième quart temps de rêve !

Avant le match: D’une part, Étoile Charleville-Mézières a joué quasiment sur un nuage : 11 victoires, 6 défaites ; troisième place à mi-parcours du championnat Pro B. A Roanne puis à Saint-Quentin ces dernières semaines, la formation de Cédric HEITZ a remonté un retard important et s’est imposée dans les prolongations. D’autre part, Poitiers Basket a tardé à atteindre sa vitesse de croisière et se trouve condamné à l’emporter à domicile. Or la saison est longue, et ces dernières années, Poitiers a su monter en régime à l’approche du printemps. Le très jeune (16 ans) Sekou DOUMBOUYA saura-t-il rééditer sa spectaculaire performance du 24 janvier contre Lille (21 points, 9 rebonds) ? Youssoupha FALL sera-t-il tout aussi prodigieux dans la raquette ? Tout est encore possible, à condition d’enclencher une bonne série !

Pendant le match: Mené de 7 points (31-38) face à un club qui fait preuve de cohésion et de cohérence, le PB arrive tout juste à éviter de se faire distancer irrémédiablement. Alors que Charleville déploie des systèmes de jeu classiques et multiplie les rebonds offensifs, trop souvent les Poitevins semblent être à court d’inspiration et d’options. Soit on tiraille de loin, sans succès notable ; soit on pénètre en se faufilant entre deux défenseurs ; quoi qu’il en soit, les locaux ont été en manque de réussite (que de « gamelles ») et n’arrivent pas à enchaîner. Du côté des visiteurs, on notera le tir assez « pur » de l’Islandais Hermannsson (9 points), la polyvalence de l’inoxydable Wilbert Brown (15 points), et l’abattage du pivot Kone (7 rebonds). Et les Poitevins ? Seul Thinon (9 points) tire de manière convaincante son épingle du jeu. De manière générale, c’est le moins qu’on puisse dire, notre équipe n’emporte actuellement pas l’adhésion.

Après le match: C’était le jour et la nuit ! Dès le début de la deuxième mi-temps, sous l’impulsion de Sékou Doumbouya, le PB a affiché un visage agressif, conquérant et séduisant à la fois, gagnant… Il a fallu à peine 2 minutes de jeu pour que le déficit de sept points soit résorbé ; par la suite, le PB a pris les commandes de manière autoritaire et sans appel. Il faut saluer l’adresse retrouvée de Var, la consistance de Thinon … et l’éclosion de Threatt, créateur de jeu qui a pris la rencontre à son compte au fur et à mesure. Sékou ? C’est un joueur qui fonce, qui va de l’avant, qui n’a apparemment peur de rien ni personne. Mais c’est aussi un joueur calculateur, qui orchestre des séquences, qui ne tente quasiment jamais de tir irréfléchi et voué à l’échec. Et enfin, c’est un joueur instinctif et impulsif souvent enthousiasmé et diablement enthousiasmant… Mais c’est toute l’équipe qui semble avoir retrouvé le sourire en même temps que l’efficacité, marquant la bagatelle de 59 points dans la deuxième mi-temps. Et mieux vaut tard que jamais, le PB a remporté une deuxième victoire consécutive.

Le troisième quart temps de ce match marque-t-il tournant de la saison ? L’avenir le dira.