POITIERS 89 – SAINT-CHAMOND 77 : BELLE VICTOIRE DE FIN D’ANNEE

Avant le match : Le PB était encore une fois au pied du mur (3 victoires, 7 défaites), alors qu’avec une masse salariale quasiment identique, Saint-Chamond réussissait formidablement bien son début de saison (7 victoires, 3 défaites). Nous pouvions craindre le pire.

Pendant le match : Au début, reconnaissons-le, en termes de solidité et de solidarité les visiteurs affichaient une nette supériorité (14-25). Très adroits à 3 points, ils creusaient d’emblée un écart qui semblait conséquent. Les Poitevins ne déjouaient pas pour autant ; du point de vue offensif, en dehors de Thinon (8 points), ils manquaient tout simplement d’un bran de réussite. Et puis, dès le début du deuxième quart temps, dans la bataille des remplaçants et contre toute attente, le PB renversait le cours du match (30-28, 36-31, 40-31). Peu convaincant lors de ses trois premiers matchs, le nouveau meneur Poitevin, Brandon Brown, a explosé les compteurs (12 points, en 9 minutes de jeu) : deux tirs à longue distance, une bonne pénétration, des fautes provoquées, des lancers francs. Et puisque l’intérieur Norville Carey faisait preuve d’agressivité à bon escient, les Poitevins s’envolaient … jusqu’au retour sur terre des deux dernières minutes, à la mi-temps, le PB ne menait que de deux petites unités (41-39).

Après le match : Pour le dire simplement, dès la reprise, avec un Harley percutant à souhait, les Poitevins sont repassés assez largement en tête  (54-41). Et chaque fois que les visiteurs redevenaient menaçants (54-52, avec le Tunisien Ben Romdhane qui se distinguait), les locaux avaient la réponse ; quelle pluie de tirs à trois points de Niles (63-56, à la fin du troisième quart temps. Par la suite, il fallait gérer … et marquer, ce dont se chargeaient encore une fois Brown (70-60) et Niles (73-62). Et malgré de nombreuses fautes sifflées et autant de lancers francs convertis, notamment par le capitaine adverse Hoyaux, les Poitevins tenaient bel et bien leur match, qu’ils ont conclu malgré les expulsions (5 fautes) de Guillard et Anderson, en triomphant.