Poitiers 87, Saint Vallier 69 – Vaincre sans convaincre à 100%…

Poitiers 87-69 Saint Vallier :  Vaincre sans convaincre à 100%…

Depuis sept mois, Poitiers Basket est sur courant alternatif; il souffle le chaud et le froid. Régulièrement irrégulier, il n’offre aucune garantie. En principe, la réception d’une équipe quasiment condamnée à la relégation ne devrait guère présenter de problème, mais les récents faux pas poitevins contre Orchies et Rouen faisaient redoubler de méfiance; d’autre part, ce n’est pas sur le papier que les matchs sont gagnés et que les perspectives de play-offs se dégagent. Cela dit, le PB est désormais armé aux dents; avec ses dix joueurs professionnels son coach dispose d’un trop-plein de rotations! Parviendront-ils à fonctionner en équipe soudée, ou la solidarité de surface volera-t-elle en éclats ? Le pire ennemi, c’est parfois soi-même…

Dans un premier temps, on pouvait craindre le pire: propulsés par leur pivot américain Gamble, les visiteurs profitaient d’approximations et de maladresses poitevines et marquaient les premiers (0-4). Il a fallu presque trois minutes avant qu’Ingram n’ouvre le compteur local sur lancers francs (2-5). Puis Ekperigin tirait bénéfice d’un avantage de taille (4-5) et Ingram a fait parler la poudre (7-5); à partir de là, les locaux n’allaient plus jamais être menés au score. Fort inspiré, le meneur de Poitiers n’a pas tardé à marquer la bagatelle de 10 points (15-9). Lorsque Guillard (17-9) et le longiligne Fall (19-9) contribuèrent à l’élan poitevin, on se disait que les affaires étaient fort bien engagés. Or quelques négligences conduisaient à des pertes de ballon, et illico presto, St. Vallier capitalisa (19-15). Lamine Kanté a alors eu la bonne idée d’ajuster son tir venu de nulle part (22-15, puis 25-18 à la fin du premier quart temps).

A partir de quel moment le PB allait-il asseoir son emprise sur le match? Pendant 3 minutes de plus, les quasi-condamnés résistaient de leur mieux (31-26), mais un tir bonifié de l’omniprésent Jeff Greer est venu creuser l’écart, qui a été successivement aggravé par Lamine (36-26), Ingram (38-26) et encore Greer (41-28). Et puis, dans la peinture, Ekepergin s’est montré tout bonnement irrésistible (45-30, 48-30 sur une action à 3 points, puis 52-35, voire 55-35), à la fin du deuxième quart temps.

La suite n’était pas du même acabit. Est-ce que les Poitevins se sont endormis sur lauriers. Est-ce que les Drômois ont eu une réaction d’orgueil? Toujours est-il qu’en s’appuyant sur un excellent Philippe Haquet, les visiteurs ont comblé une partie non négligeable de leur retard (63-49, puis 67-57 et 69-57 à la fin du troisième quart temps. Est-ce qu’il fallait commencer à craindre le pire? Le PB n’était plus dans le « timing », le rythme, la maîtrise des événements; il subissait les assauts d’un adversaire qui jouait le tout pour le tout et tirait momentanément son épingle du jeu.

Il restait encore 6 minutes à jouer; la partie était loin d’être pliée. Grand professionnel, Souchu a provoque une faute, converti ses lancers francs (71-61) et mis un tir bonifié (74-61). Lorsque Greer, autre joueur chevronné, a marqué (76-61), Ekrperigin (20 points, 28 d’évaluation) a « dunké » (78-62) et Ingram a mis le couvert (80-62), on pouvait dire que l’essentiel était fait, mais il va falloir à l’avenir faire preuve de davantage de constance, faute de quoi le PB risque de s’acheminer vers un mois de mai éprouvant. 

LES MARQUEURS POITEVINS : Souchu 11 Points, Greer 13, Guillard 5, Thinon 3, Ingram 16, Ekperigin 20, Fall 6, Joseph 1, Kanté 12.

 STATISTIQUES