POITIERS 80 – NANTES 90

AVANT LE MATCH: A l’approche de la dernière ligne droite d’un championnat assez dense et qui reste fort indécis à tous les étages, deux formations voisines qui se connaissent bien (Leaders’ Cup Pro B oblige) vont s’affronter dans un match important; quelle que soit l’issue, la victoire vaudra cher. En l’emportant, le PB aura fait un pas de géant sur le chemin du maintien; en gagnant à l’extérieur, l’Hermine Nantes Atlantique aura consolidé son statut de prétendant plus que sérieux aux playoffs, tout en vainquant le signe indien; lors des sept confrontations officielles des deux équipes pendant les deux dernières saisons, c’est toujours Poitiers qui a fini par enlever le morceau. 

PENDANT LE MATCH: Tout d’abord, il fallait se faire à l’idée que cette fois-ci, Nantes était dans une très bonne dynamique, alors que leurs hôtes se devaient tout juste de tenter de terminer en beauté… Il a fallu près de 3 minutes avant que les Poitevins, empruntés et maladroits, ne marquent le moindre panier. Par la suite, propulsés par Jeff Greer (5-6), ils ont pourtant pris momentanément les commandes (12-7, 15-12, voire 20-12). Le ballon circulait bien, les locaux défendaient dur; je me suis mis à dire: « Cette équipe avait pourtant du potentiel. Quel gâchis.. ». Grâce aux renforts d’Ogidé et Soliman, les Nantais peinaient à se rapprocher du panier; à la fin du premier quart temps, malgré quelques pertes de ballon et absences défensives, le PB géraient plutôt bien la partie (22-19). Pendant quelques minutes de plus, la tendance se confirmait (31-23).

C’est à partir de là, hélas, que le château de cartes s’effondrait: action à 3 points de Ndiaye (31-26), puis une faute antisportive sévère: 3 lancers francs de Durham (31-29), action à 3 points du même joueur (31-32), tir bonifié (le premier de plusieurs…) de Relphorde (31-35). Un panier de Jeff Greer ne fit que retarder l’échéance (33-35); Calvez ajouta un panier à 3 points (36-40), et à partir de là, pendant à peine 4 minutes, c’était une rencontre à sens unique; d’un côté, les visiteurs déroulaient insolemment leur jeu; de l’autre côté les hôtes sombraient corps et âme (38-53, à la fin de la première mi-temps).

APRES LE MATCH: Les vingt dernières minutes n’ont nullement changé la donne; tout avait été décidé vers la fin de la première mi-temps. Les Poitevins se sont battus avec leurs armes, qui étaient nettement insuffisantes. Ayant besoin de prendre du recul, n’ayant quasiment rien à ajouter, j’éviterai de tirer sur une ambulance.