POITIERS 80 – EVREUX 63 : Succès mérité, mais pas concluant

manuel

Avant le match: Deux équipes ambitieuses qui ont été largement remaniées pendant l’intersaison (Evreux n’a conservé que deux joueurs majeurs, Papa BEYE et Bastien PINAULT) s’affrontent pour la première fois depuis les quarts de finale des playoffs d’accession de la saison dernière. Avec 3 victoires dans le championnat dont 2 à l’extérieur (Boulogne, Aix-Maurienne) les visiteurs tâcheront de confirmer leur aptitudes au voyage ; avec 2 victoires, toutes les deux à domicile dans la même compétition, les hôtes vont essayer de l’emporter de nouveau en faisant plaisir au copieux public de la salle Jean-Pierre Garnier.

Pendant le match : Le PB a débuté le match en boulet de canon ; suite à un panier bonifié de Dibo, dangereux, les locaux ont marqué 13 points consécutifs (13-3). A noter : très bon mouvement du ballon, excellente adresse, défense fort dissuasive avec le grand Fall qui mettait autoritairement fin à toute velléité offensive adverse. De l’autre côté du terrain, la défense ébroïcienne était perméable, si bien qu’après 6 minutes de jeu, les Poitevins menaient largement les débats (24-9, voire 33-4 en termes d’évaluations individuelles cumulées ; puis 27-12 à la fin du premier quart temps). Et après ? Est-ce qu’une baisse de régime allait avoir lieu ? Que nenni ! Impulsé par Léonard, impeccable, l’équipe jouait sur un nuage (38-16). Or les tireurs adverses (Dibo, Henry) n’allaient pas baisser les sans coup férir (43-29, puis 46-31 à l’entracte) ; Thinon avait lui aussi fait parler le tonnerre, mais les sentiments des supporters étaient mitigés ; le PB ne semblait pas être totalement à l’abri d’un retournement de situation.

Après le match: Malgré quelques tâtonnements et arbitrages litigieux vers la fin du troisième quart temps (60-47), le PB n’a jamais été sérieusement menacé ; suite à deux pénétrations couronnées de succès de Doumbouya, autant dire que le match était largement plié (68-47). Reste toutefois à signaler : la hargne de Reed (17 points) ; le « double double » (14 points, 13 rebonds) de Fall, MVP de la rencontre ; les excellentes prestations de Léonard et Var ; l’émergence de Doumbouya dont la force de pénétration a fait oublier quelques erreurs de jeunesse… Il convient pourtant de relativiser la portée d’une victoire contre une équipe normande diminuée, décimée par des blessures (le pivot Vilde), minée par une chronique maladresse (30% de tirs réussis) ; seuls l’ailier Walker (16 points, 11 rebonds) et le meneur Henry (17 points, 9 fautes provoquées) ont surnagé. Le PB a mené la course en tête du début jusqu’à la fin, mais il ne s’agit que de sa troisième victoire, survenue lors de la septième journée du championnat ; c’est encourageant, mais le temps commence à presser, et il importe de confirmer à l’extérieur.