POITIERS 72 – ANGERS 58 : VICTOIRE SANS GLOIRE

AVANT LE MATCH: Décimé depuis trois mois par des blessures à répétition, le PB va essayer de faire plaisir à ses nombreux supporters en venant à bout d’Angers ABC, promu en perte de vitesse dont le bail en Pro B ne va sans doute pas être renouvelé. Si les uns voudront terminer en beauté en rêvant de jours meilleurs, les autres s’apprêteront à atterrir en douceur mais ne se déplaceront sans doute pas pour autant en victimes expiatoires; fin novembre 2014, Angers a mené la vie dure à Poitiers (80-64).  

PENDANT LE MATCH: Dans un premier temps, l’ambiance laissait à désirer; comment se passionner pour un match sans véritable enjeu sportif? N’ayant plus rien à perdre, les Angevins ont paradoxalement joué leur va-tout, menant de 10 points (2-12) après à peine 4 minutes de jeu. L’imposant pivot Ibrahima Koma faisait preuve d’une adresse insolente, et les Poitevins avaient du mal à mener à bien une quelconque action collective. Il fallait arrêter le jeu; c’était le temps mort. L’entrée sur le terrain de Lamine Kanté semblait galvaniser ses coéquipiers; il s’agissait (pour changer de métaphore) de l’élément catalyseur. Suite à des paniers rapides d’Embo puis de Guillard, le PB est entré dans le match (7-12). Et malgré un nouveau panier de Koma (7-14), la machine locale était lancée;  grâce à deux pénétrations de Fitzgerald (12-14) suivies d’une passe millimétrée de Kanté à Guillard (un vrai caviar!), et le PB avait déjà égalisé (14-14). Les Angevins se sont pourtant rebiffés (18-20, à l’issue du premier quart temps).

Pendant les sept premières minutes du deuxième quart temps, le match était âprement disputé et  indécis, avec pas mal de maladresses des deux côtés. Les Poitevins ont su mener au score pour la première fois grâce à une belle action collective; faisant passer la balle à travers un trou de souris, Soliman a parfaitement repéré Jeff Greer qui n’avait qu’à déposer le cadeau, tout en provoquant une faute (25-24). De retour après avoir « raté » plusieurs matchs pour cause d’une blessure à la cheville, Kevin Harley a eu la satisfaction de marquer ses premiers points (27-27, puis 29-29). Et puis, de manière inattendue et quasiment inespérée, les gâchettes poitevines se sont libérées; tirs à 3 points de Guillard (32-31), rapidement imité par Embo (35-31) et Thinon (38-31). Autrement dit, les locaux ont terminé le premier acte sur un 13-0, et menaient de 9 points à l’entracte (40-31).  

APRES LE MATCH: Trop brouillon dans l’applications des schémas offensifs, trop approximatif dans la sélection de tirs, le PB n’a pas su continuer sur sa lancée. Malgré de belles actions du meneur Embo (46-38) et de l’arrière Harley (52-42), les locaux ne sont pas parvenus à se mettre à l’abri. Assez opportunistes et parfois adroits, les Angevins se sont engouffrés dans la brèche, si bien qu’à l’approche des dix dernières minutes, les Poitevins étaient talonnés par un adversaire rugueux et tout sauf résigné (54-50).

Et le quatrième quart temps? Quel concours de maladresse(s)! Pendant 3 minutes, le PB n’a pas marqué le moindre point; seul Embo, sur lancers francs, parvint à débloquer un tant soit peu la situation (56-52). Et puis? Fitzgerald a mis le point final à une séquence offensive laborieuse mais réussie (58-52), et suite à deux lancers francs de Koma, toujours lui (58-54), Jeff Greer a marqué le tir bonifié de la délivrance (61-54). Le panier sur troisième chance d’Ogide mit quasiment fin (il y avait 3 minutes à jouer) à ce qui restait de suspense (63-54), et le PB a su terminer un match plutôt accroché en roue libre (72-58).

Nous retiendrons une victoire nécessaire mais loin d’être suffisante, compte tenu des ambitions initiales d’un club qui ne descendra sans doute pas, mais ne participera pas non plus vraisemblablement aux play-offs.