POITIERS 70 – 77 CHOLET

Poitiers 70, Cholet 77 – Une défaite parmi tant d’autres

Bien après la fin d’un match dans lequel le PB n’avait pas réussi à combler un déficit de 19 points, un grand nombre de supporters peuplaient toujours les Arènes. A la différence d’autres épilogues de cette saison qui donnaient à voir des visages assommés ou embués de larmes, personne ne semblait abattu. Les nombreux fidèles du club n’avaient-ils pas déjà fait le deuil d’une saison gâchée au point de se solder très probablement par une descente en Pro B ?

De toute manière c’était à Boulazac, à Limoges, à Nancy, contre Paris-Levallois, contre Limoges, contre Boulazac et le 6 avril à Orléans qu’en ratant inexplicablement et de manière répétitive des fins de match que Poitiers a sans doute signé son arrêt de mort en Pro A. La nouvelle défaite contre une équipe choletaise solide dans tous les compartiments du jeu (sauf les tirs bonifiés) mais sans génie n’était même pas particulièrement rageante ; suite à un nouveau « trou d’air » vers la fin du premier quart temps (14-26) et malgré des efforts défensifs payants (Cholet n’a enregistré que 10 points dans le troisième quart temps), le PB n’est jamais parvenu à rattraper son retard. En un mot, l’équipe qui recevait et qui était poussée par plus de 4200 personnes, dont beaucoup donnaient de la voix, n’a pas réussi à déstabiliser l’équipe qui se déplaçait et qui, en l’occurrence, s’accrochait à son avantage numérique qui fondait pourtant comme neige au soleil. Or le 6 avril, la plaie est encore vive, Orléans ne s’était pas contenté de faire bonne figure devant son public ; il avait fini par « doubler » et laisser le carreau des Poitevins sidérés… Mais à quoi bon revisiter ce matin, qui est un nouveau lendemain de défaite parmi tant d’autres, les nombreuses désillusions qui ont sillonné la quatrième saison du PB en Pro A ? Et puis, même si l’espoir de maintien s’est amenuisé de manière devenue inexorable (nos adversaires de Nancy se sont ressaisis, mieux vaut tard que jamais…), l’aventure dans l’élite française n’est pas au jour d’aujourd’hui terminée. Lors les semaines à venir, j’essayerai de produire une analyse à la fois critique et constructive d’une saison peut-être déjà compromise dans l’intersaison de l’année dernière. Je me hâte néanmoins d’ajouter qu’à l’instar de tant d’autres supporters aguerris du PB, l’avenir à moyen terme du club m’inquiète. Même si la relégation à la division inférieure peut représenter non pas une tragédie mais plutôt l’occasion de consolider des bases en vue de repartir de l’avant, je ne peux pas m’empêcher de me poser des questions : Avec quel encadrement ? A l’aide de quel noyau de joueurs à la fois collectifs et ambitieux ? En disposant de quelles assises financières ? En s’entraînant et en se produisant où ? En conservant et même en améliorant sa formation de jeunes « pousses » de quelle manière ? En continuant à jouer excellemment la carte de « communication » en vue de transmettre quel message ? De bonnes réponses à de telles questions concourront à la suite, nous pouvons l’espérer, de la merveilleuse aventure du PB.