POITIERS 69 – MONACO 71 : SI PRES, MAIS MALHEUREUSEMENT…

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AVANT LE MATCH: Vingt-quatre ans après sa disparition de l’élite du basket français, l’Association Sportive Monaco Basket (la « Roca Team ») s’approche à grands pas de son but qui consiste à réintégrer à toute vitesse le Pro A. Vingt-trois mois après sa relégation en Pro B, Poitiers Basket fait face depuis de nombreuses semaines au mauvais sort qui s’acharne sur lui; de blessure en blessure, ses effectifs se rétrécissent. Le dos au mur, l’équipe locale va pourtant tout faire en vue de remporter sa quatrième victoire à domicile. On aurait tort d’imaginer la partie perdue d’enfance.

PENDANT LE MATCH: Dès le début, on a compris que le PB vendrait chèrement sa peau à l’image de Guillard; survolté eu du feu follet Etienne Joumard, qui a rapidement gobé deux rebonds. C’est Fitzgerald, lui aussi impeccable, qui a dégainé le premier (2-0), et malgré l’adresse et des pénétrations du meneur adverse Mitchell, les Poitevins étaient manifestement dans le coup; l’entrée sur le terrain du convalescent Jeff Greer a eu un effet galvanisant: paniers de Kanté (8-9) et de Fitzgerald (10-9), tir bonifié de Jeff (13-9). L’ailier fort Killingsworth a été productivement agressif (15-11), mais Kanté a réussi son tir en toute insouciance, et le PB a repris sa course en avant (18-11). Ogidé et Soliman sont venus en renforts défensifs efficaces, mais un panier au buzzer de Jones a réduit l’écart (20-15, à l’issue du premier quart temps).

Jeff Greer a réussi 3 interceptions, Ona Embo a retrouvé son adresse; tout allait pour le mieux (26-17). L’écart commençait à gonfler (30-19), et l’adversaire semblait en être réduit à miser sur des exploits individuels (30-22 suite à un panier en toute beauté de Mitchell). Ona Embo était toujours en verve en tant que chef d’orchestre doublé de finisseur (33-24). Or Monaco a retrouvé quelques couleurs dans les deux minutes précédant l’entracte (37-32).

APRES LE MATCH: Les affaires se sont poursuivies sur les mêmes bases; grâce à un tir bonifié de Guillard, le PB repris de nouveau sa marche en avant (40-32). A partir de là, les deux équipes firent preuve d’adresse et de réussite (44-38, 46-41), jusqu’à ce que Greer marquât, de loin (49-41). Or à partir de là, la machine monégasque s’est mise en marche: Mitchell le meneur, Taylor l’ailier, Tornato le pivot remplaçant… Le PB était dans les cordes; l’adversaire venait d’enregistrer 11 points consécutifs (49-52). Fort heureusement, les locaux n’ont pas abdiqué; ils ont défendu comme des morts de faim, et Thinon a retrouvé son adresse (55-52, puis 57-52 à la fin du troisième quart temps); le PB venait d’enregistrer 8 points consécutifs.

Que dire du dernier quart temps, sinon que le PB a manqué de nombreuses occasions de se mettre en position de l’emporter, alors que l’adversaire a fait preuve de patience, d’opportunisme et de persévérance payante, allant à je ne sais combien reprises jusqu’à la limite des 24 secondes de possession réglementaires.   Et pourtant! A 5 minutes de la fin, suite à deux lancers francs d’Ogidé, Poitiers menait de 6 points (65-59). Or suite à un temps mort stratégique, Dumortier a réussi un tir bonifié (65-62), Taylor l’a imité, et tout d’un coup il y eut égalité parfaite (65-65). Par la suite et jusqu’à la fin, les points furent chers, Greer a marqué (67-65), Mitchell a ré-égalisé (67-67), Taylor a repris les choses en main (67-69), Ona Embo a entretenu l’espoir (69-69). A 25 secondes de la fin, les Poitevins n’ont pas su marquer, et à l’issue d’une séquence offensive parfaitement maîtrisé, Taylor a marqué le panier de la victoire à 1,4 secondes de la fin. Cruel dénouement qui a tétanisé les supporters locaux venus nombreux supporter une équipe qui a livré l’un de ses meilleurs matchs de la saison, et a perdu sur le fil.