Poitiers 67- Orchies 69 – Si loin, si près de la victoire

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LE DUEL DU MATCH: C’est l’intérieur américain Chris Daniels qui risque de donner du fil à retordre à son compatriote Andrew Fitzgerald, auteur d’un début de saison remarquable. Tireur fort adroit (67,6% en 5 matchs de championnat) er rebondeur honorable, Daniels a déjà joué dans les championnats chinois, luxembourgeois, hollandais, polonais, filipino … et indonésien.
PENDANT LE MATCH
A l’issue de la première temps, le PB est mené: 24-42, score qui reflète parfaitement une rencontre jusqu’ici à sens unique. A la fin de premier quart temps (8-23), 9 joueurs d’Orchies avaient déjà marqué. Après avoir mené brièvement au score (6-5), les joueurs locaux se sont effondrés, essuyant 13 points d’affilée. Offensivement, ils étaient à la peine; il n’y avait aucune fluidité dans la circulation du ballon; les tirs ouverts pouvaient se compter sur les doigts d’une main. Quant aux Nordistes, dont notamment l’ arrière Rodrigue Mels, ils sont entrés dans une phase prolongée d’euphorie; lorsque la défense poitevine resserrait les boulons, leurs tireurs trouvaient leur salut de l’extérieur. Malgré deux contres de Jeff Greer qui limitaient provisoirement « la casse », le PB n’arrivait pas à prendre les choses par le bon bout, alors qu’à -12 (16-28), on pouvait encore imaginer un retournement de situation dont l’espoir s’amenuisait au fur et à mesure. D’un côté, c’était insouciance couronnée d’un brin de réussite: de l’autre côté, ne mâchons pas nos mots, c’était la faillite collective.
APRES LE MATCH
C’était le jour et la nuit. De retour des vestiaires, propulsés par Guillard et Harley, les Poitevins amenaient les Nordistes à déjouer et commençait à passer à l’attaque (31-42). Malgré le répondant dont faisait preuve Orchies (34-49, 39-54), le match était lancé, et les locaux allaient jouer leur va-tout. Encore une fois, Guillard donnait de ses nouvelles (43-55, 46-55); cela dit, une certaine fébrilité à la ligne de réparation (12 lancers francs réussis sur 23 tentés) freinait le retour des Pictaves. Or Ona Embo refusait d’abdiquer (49-56, 52-59), et lorsque Fitzgerald réussit un tir à trois points à la fin du troisième quart temps (55-59), on se disait que tout était redevenu possible. En 10 minutes, les joueurs du PB avaient marqué 31 points.
Le début du quatrième quart temps n’était pas du même acabit. Pendant près de 5 minutes Orchies n’a pas marqué le moindre point; quant à Poitiers, il n’en a enregistré, grâce à la finition d’Ogidé, que 4 (59-59). Meneur omniprésent et assez efficace, Pierre Poupet a su débloquer le compteur (59-62). Puis Harley a donné la réplique (61-62, puis 62-62), mais les tireurs adverses n’étaient pas aux abonnés absents (62-64, puis 63-67 à une minute de la fin). C’est un peu par miracle, grâce à la hargne et l’abdication d’Harley et d’Ona Embo, que les Poitevins sont revenus à égalité à 12 secondes de la fin. Allait-on assister à des prolongations? Que nenni! Suite à un rebond offensif hasardeux, Alexander a guidé un ballon qui atterrit dans le panier. Décidément, le PB ne parvient pas à tirer le bénéfice de l’avantage du terrain.