Poitiers 65, Bourg-en-Bresse 73 – Le meilleur a gagné, rien à redire !

Poitiers 65-73 Bourg-en-Bresse : Le meilleur a gagné, rien à redire !

Suite à a la courte et cruelle défaite encaissée avant-hier, ayant brûlé son premier et dernier joker, le PB se trouve dos au mur, condamné à gagner. Certains disaient, à l’approche d’un match retour qu’il fallait emporter à tout prix, que la pression montait. Je n’en étais pas si sûr! Poussé dans ses retranchements, contraints à jouer son va-tout sous peine d’élimination prématurée, l’athlète de haut niveau ne fait pas de calcul, ne se pose plus de questions; en un mot, il lâche les chevaux. Ce sera à l’adversaire d’éviter de rater la dernière marche et de surmonter la peur de gagner. C’est lui qui a de fortes chances de rafler la mise mais risque de tout perdre (en deux temps), c’est lui qui devra faire preuve de force tant mentale que physique face à une salle de supporters adverses chauffés à blanc… Les joueurs poitevins, eux, étaient certainement concentrés sur la mission qu’ils avaient à accomplir; je dirais même qu’en tant qu’équipe qui sera sans doute remaniée dans l’intersaison qui s’approche, il s’agissait de vaincre ou périr. Et afin de garder des chances de vaincre, à quelques heures d’un match peut-être couperet j’étais persuadé qu’ayant évacué tant bien que mal la pression, Lamine Kanté et ses coéquipiers allaient nous offrir un festival de beau basket.

Encore une fois, il n’y avait pas de round d’observation. Guillard a marqué, mais le pivot Booker a provoqué une faute et égalisé (2-2). Par la suite, les tireurs poitevins (Ingram, Greer, Soucuh) n’ont pas été en réussite; Bourg a déroulé son jeu simple mais efficace (6-10 sur un tir bonifié de Flowers; 8-17 suite à des paniers de Corre et de Darnauzan: que de solutions offensives!). Après 6 minutes de jeu, il a fallu que Ruddy Nelhomme demande un premier temps mort, et la défense poitevine a resserré les boulons; de l’autre côté du terrain, Ekperigin commençait à faire la loi dans la raquette (12-19, puis 14-19, 16-19). Malgré la présence physique et la maîtrise technique de Booker (17-21), le PB était entré dans la partie. Le premier quart temps s’est terminé avec une interception de Kanté qui a marqué tout en provoquant la faute (22-21). Etait-ce le tournant du match?
Porté par la foule, le PB continuait sur sa lancée, portant son avantage jusqu’à 8 unités (29-21). L’euphorie, hélas, fut de courte durée. Petit à petit, les Burgiens ont rajusté le tir et sont revenus dans le match. Bassett était maladroit, Tanghe commettait des fautes mais de telles contre-performances n’avaient guère d’importance; Flowers et Corre étaient excellents. Alors que du côté poitevin, les défaillances au tir de Souchu et Ingram, entre autres, n’ont pas été compensées; Kanté avait perdu de sa superbe, et les jeunes joueurs étaient surclassés… Le lecteur aura compris que malgré quelques sursauts, c’est dans le deuxième quart temps que les Poitevins ont laissé passer leur chance; le tir bonifié de Darnauzan dans la limite des 24 secondes, juste avant la fin de la première mi-temps, a redonné à Bourg un avantage (35-37) qu’ils allaient faire fructifier, petit à petit, lors des 20 minutes restantes. Chaque fois que les locaux semblaient être sur le point de rattraper leur retard, ils rataient un tir improbable, et puisque l’adresse n’était pas au rendez-vous (5/27 à 3 points!), les remontées poitevines étaient vouées à l’échec. Ils ont tout de même eu le mérite, lorsqu’ils étaient menés de 12 points à 5 minutes de la fin (53-65), de ne rien lâcher (62-66), c’est donc armes à ma main qu’ils sont tombés, contre plus fort qu’eux. Rien, en somme, à redire.

LES MARQUEURS POITEVINS : Thinon 7 Points, Greer 12, Guillard 8, Harley 1, Ingram 7, Ekperigin 20, Fall 4, Kanté 6.

STATISTIQUES