Poitiers 53, Le Mans 73 – Il n’y avait, hélas, pas photo !

 

score Poitiers, Le Mans Coupe, 15 janvier 2013

Il n’y avait, hélas, pas photo !

La Coupe de France est une épreuve souvent dévalorisée. Tant les petites que les grandes équipes accordent volontiers la priorité au championnat. Poitiers Basket ne fait pas exception à la règle; le match de la semaine « à ne pas rater » aura lieu le samedi contre Bourg-en-Bresse; quant à la rencontre de coupe contre Le Mans, l’un des ténors du Pro A, autant dire qu’elle permet aux joueurs locaux de s’étalonner. Mais les choses ne sont pas aussi simples; l’année dernière à la même époque, la déculottée essuyée à Saint-Eloi contre Cholet a testé la patience des supporters les plus aguerris; nous touchions le fond. Aujourd’hui, suite à des victoires de bonne facture contre Evreux et tout récemment à Boulazac, le club se retrouve sur la pente ascendante et serait bien inspirée à continuer sur sa lancée. Tant qu’à faire, les joueurs allaient tenter de regarder les Sy, les Kahudi, les Batista, les Eito et les Koffi (excusez-moi du peu!) les yeux dans les yeux; la partie était loin d’être perdue d’avance; l’exploit n’était nullement à exclure… Etais-je en train de rêver et tirer de plans sur le comète? Certains prétendent que l’espoir fait vivre.

Dès le début, hélas!, les débats étaient déséquilibrés. Profitant d’un avantage en termes de taille et de puissance, le pivot Batista s’est joué de la défense poitevine (0-2, 0-4). De l’autre côté du terrain, les Poitevins forçaient leur tirs et rataient la cible; pendant les 5 premières minutes, pas le moindre petit point! Les joueurs manceaux posaient leur jeu, gobaient des rebonds offensifs et à l’image de Reyshawn Terry (0-7) et d’Antoine Eito (0-9, puis 0-12!), finissaient par marquer. Ca tournait rapidement à la clinique de basket, à la démonstration (0-14). Souchu a tout de même assuré à deux reprises (3-14, 5-16), ce qui réduisait de manière un peu trompeuse l’écart (6-16 à la fin du premier quart temps).

Suite à un panier de Fall, les Poitevins se rapprochèrent (10-19), mais en un rien de temps, les Manceaux remirent les pendules à l’heure (10-21, 10-24 sur un nouveau tir bonifié d’Eito, 10-27). Ingram (13-27) et Guillard (16-27) donnèrent la réplique, mais l’écart de niveau était trop grand, et le revenant DaShaun Wood mit lui aussi sa pierre à l’édifice (16-30). Batista se rappela au bon souvenir de l’adversaire (18-34), et les deux équipes se quittèrent sur un score (20-36) qui reflétait, encore une fois hélas!, la physionomie d’un match qui n’en était pas un.

Malgré l’évidente différence de niveau, les Poitevins ont eu l’insigne mérite de ne pas baisser les bras; ils se sont battus comme des morts de faim et ont fait ce qu’ils ont pu à l’image de Kevin Harley, qui persistait à bousculer la défense adverse. Du côté manceau, Terry poursuivait son travail de sape tout en faisant preuve d’une grande précision (20-39, 20-41). Souchu veillait tout de même au grain (30-45), mais à partir du moment où les locaux relevaient la tête, Terry enfonçait de nouveau le clou (30-49). Par la suite, c’était le festival Wood (31-55), et Eito ne se faisait pas non plus oublier (37-60). Malgré quelques jolis barouds d’honneur, la messe était dite depuis belle lurette (42-60 à la fin du troisième quart temps)

Bienvenue au garbage time, pendant lequel les Pictaves faisaient jeu égal. Tout n’était pas à jeter, loin de là; les locaux s’appliquaient avec leur moyens, qui ne tenaient, hélas pour la troisième et dernière fois!, pas la comparaison. Vivement la reprise, d’ici 3 jours, du championnat Pro B!