Poitiers 103, Châlons-Reims 84 — C’est l’apothéose !

Poitiers 103-84 Châlons-Reims : C’est l’apothéose !

Quelques heures avant le match de confirmation, les supporters du PB se demandaient toujours pour quelles raisons un club si mal en point il y a deux mois est parvenu à monter en régime en fin de saison au point de décrocher une douzaine de victoires consécutives. La réponse, c’est sans doute au niveau du collectif retrouvé qu’il convient de la chercher; quantitativement à court pendant une trentaine de mois, la formation a tiré le plus grand bénéfice des arrivées de Jeff Greer et Sébastien Michineau en cours d’exercice; quant au retour du fils prodigue Lamine Kanté, il s’agissait sans doute du dernier maillon de la chaîne, de la pièce manquante du puzzle, de l’élément catalyseur… La mayonnaise a fini par prendre, il y a désormais de l’alchimie, l’équipe trouve toujours un moyen – pas toujours le même! – de se sortir des situations les plus compromises. Prenons le match d’avant-hier à Châlons-Reims; plusieurs joueurs du cinq de départ n’étaient pas au meilleur de leur forme, ce qui a permis à leurs remplaçants (Fall, Thinon, Harley, Kanté, Michineau) de faire en sorte que le PB ne sombre pas, en attendant que les cadres et cadors reviennent sur le terrain frais et dispos, prêts à en découdre dans le money time. Et l’adversaire tant redouté (qui n’a peut-être pas dit son dernier mot)? En l’absence préjudiciable de Morandais, terrassé par une gastro-entérite, trois joueurs seulement (Slay, Turek, Edi) ont alimenté la quasi-totalité de la marque; lorsque de tels éléments ont accusé la fatigue (4 matchs de play-off en 8 jours), il n’y a guère ey de solution de rechange. Autrement dit, la formation poitevine a été plus endurante que l’escadron rémois; Ruddy Nelhomme avait davantage de cordes à son arc. Le 22 mai en fin d’après-midi, la suite était attendue avec impatience.

Dans un premier temps, grâce en majeure partie à Slay, les locaux ont été cueillis à froid (0-8). Assez fébriles, ils ont attendu près de 3 minutes avant d’ouvrir ma marque (2-8, puis 5-8 sur un tir lointain d’Ingram). Cinq minutes s’étaient écoulées, et le score était minuscule (5-11). On avait du mal à imaginer que les artificiers allaient si rapidement allumer le feu. L’étincelle est venue de Lamine, qui a mis un tir bonifié impeccable (16-17); dans un chassé-croisé prolongé, les deux équipes allaient rester à quasi-égalité pendant plusieurs minutes. Score à la fin du premier quart temps: Poitiers 19, C-Reims 21, dont Slay 11 et l’excellent pivot Turek 8. Les visiteurs allaient-ils trouver d’autres armes?
Une partie de la réponse provenait de Fall, qui bloquait le cercle; l’adversaire n’allait devoir son salut provisoire qu’à des tirs lointains et hasardeux. Slay poursuivait son show (24-26, puis 27-28), mais Lamine était en verve (30-28: Le PB passait devant pour la première fois), puis 32-28 sur une belle pénétration. Reims n’avait pourtant pas dit son dernier mot (32-32, puis 34-36, 36-38, 41-42). Or avec l’un de ses coups de folie dont il a le secret, le collectif poitevin allait marquer les 10 derniers points de la première mi-temps (51-42). Les Rémois avaient de quoi être découragés; leur meilleur basket n’avait pas suffi. En à peine 10 minutes de jeu, Lamine avait mis la bagatelle de 20 points.
Le plus dur était fait. Châlons-Reims avait tenu pendant 17 minutes, mais Poitiers était trop fort. A l’image de Morandais, diminué mais vaillant, l’adversaire a joué le tout pour le tout (53-48). Or Justin Ingram n’allait pas lâcher la proie pour l’ombre (58-48, puis 62-50). Et dans la raquette, face notamment à Turek, Ekperigin est devenu irrésistible (64-53, puis 66-55 et 69-58); il a provoqué 10 fautes, et mis 12 lancers francs sur 13, alors que la ligne de réparation, c’était auparavant son point faible… Par la suite, les tirs extérieurs d’Ingram (72-58) et de Greer (74-58) ont achevé d’écœurer les Rémois, d’autant plus le troisième quart temps s’est terminé en fanfare avec des tirs de nulle part de Thinon (81-65) et, encore une fois de manière invraisemblable, Lamine (84-65).
La messe était dite, et le baroud d’honneur des visiteurs était tardif et insuffisant (91-79). C’était sans autre frayeur que triomphants, les Poitevins allaient gérer la fin d’un match, d’une demi-finale qui pouvait plus leur échapper. C’est en toute logique qu’ils sont parvenus à la phase finale.

LES MARQUEURS POITEVINS : Thinon 9 Points, Greer 12, Guillard 7, Ingram 18, Ekperigin 20, Fall 7, Kanté 28, Michineau 2.

 STATISTIQUES

Vidéo

Résumé du match