PB 76 – DENAIN 71 : La Victoire de l’intelligence collective

DSC_0526AVANT LE MATCH: Dans un championnat toujours tout aussi indécis, l’enjeu de chaque match est de taille. A l’issue de la vingt-quatrième journée, le PB squattait provisoirement la sixième place, alors que Denain pointait à la seizième place, avec une victoire de plus que Roanne, qui était virtuellement relégable. Or Denain n’avait également qu’une victoire de moins que Nantes, qui occupait (en compagnie de plusieurs autres formations) la neuvième place, celle de la dernière équipe qualifiable pour les play-offs, exercice dans lequel Denain a excellé la saison dernière, ne s’inclinant que lors de la finale.

PENDANT LE MATCH: Que dire de la première temps, sinon ceci: 1) Malgré un démarrage correct (8-5), les locaux n’étaient pas dans leur match; 2) A l’aide d’un jeu collectif bien huilé, les visiteurs ont commencé à dérouler (19-21); 3) Lors du deuxième quart temps, Denain a pris carrément l’ascendant, les arbitres ont perdu le contrôle des opérations, Dorsey a écopé d’un faute technique sévère (sa quatrième), Ekperigin a également perdu momentanément son sang-froid et l’écart au score a commencé à gonfler dangereusement (33-43).

APRES LE MATCH: Qu’est-ce qui s’est passé dans les vestiaires? De quelle manière les Poitevins, privés par ailleurs des services de leur entraîneur principal, se sont-ils ressaisis, alors qu’ils étaient menés de 13 points? La remontée peut-être inespérée a commencé avec une défense resserrée; les tireurs adverses ont perdu de leur superbe. Et offensivement, Jeff Greer – homme qui se laisse pas emporter par les émotions négatives – a sonné le réveil, imité peu après par Harley et Guillard, sans parler des rebonds offensifs d’Ekperigin et les claquettes de Joseph… Bref! Lors du troisième quart temps, Poitiers a marqué 28 points, alors que Denain n’en a enregistré que 6 (61-49).

Et même si les locaux se sont fait quelques frayeurs dans les 4 dernières minutes, ne menant à trois occasions que de 3 points, en définitive ils n’ont rien lâché. C’est une victoire en quelque sorte morale, une victoire de l’intelligence qui est, somme toute, de très bon augure.