Le PB86 s’essouffle contre ROUEN (81-90)

Premier quart temps : Encore une fois, le départ des Poitevins a été plus que poussif. Après avoir été menés de 8 points contre Roanne et de 16 points à Saint-Quentin, suite à 2 minutes de jeu le 8 avril (leur troisième match en 8 jours) ils accusaient déjà un déficit de 11 points (2-13). Très adroits et astucieux, avec l’Américano-Bahaméen FAIRELL à l’intérieur (4 tirs/5) et le Finlandais PALSSON aux ailes (2/3 à 3 points), les visiteurs ne rencontraient que peu d’opposition, et malgré 4 tirs bonifiés qui permirent aux coéquipiers de THREATT de garder le contact (22-31), il était évident que les Rouennais avaient pris les choses par le bon bout ; en matière d’évaluation, ils menaient très largement (45-21). En un mot, il y avait du KO dans l’air.

Deuxième quart temps : Toujours fort adroits, avec l’arrière WOODARD qui se distinguaient (7 points, 4 rebonds, 3 passes décisives pendant cette période), les Normands accentuaient encore davantage leur emprise sur le match (22-40). On se demandait de quelle manière les Poitevins allaient pouvoir retourner aux vestiaires avec un débours ne dépassant pas les 10 points. Et puis, dans un sursaut collectif quasiment inespéré, avec FALL qui gagnait la bataille de rebond, avec LEONARD qui attaquait le panier, avec THREATT qui s’emparait de deux ballons et semait la zizanie dans le camp adverse, les locaux revenaient très rapidement dans le match et comblaient à peu de chose près l’écart (47-51, à la fin de la période). Débordant d’énergie et de « gnac », on les sentait relancés, prêts au combat, peut-être capables de l’emporter.

Troisième quart temps : Les Poitevins continuaient sur leur lancée, marquant les 12 premiers points de la période (59-51) ; pendant plus de 5 minutes, les Rouennais n’ont pas sur enregistrer le moindre point. Le mur défensif local était bien en place, et de l’extérieur, les gâchettes normandes étaient tombées en panne (0/6 à 3 points). Or à partir de là, le vent a commencé à tourner ; ayant été en surrégime pendant une dizaine de minutes, c’est collectivement que le PB est descendu d’un cran en ratant deux ou trois paniers « faciles » et en ouvrant les brèches défensives dans lesquelles leurs adversaires du soir se sont engouffrés, si bien qu’à l’issue de cette période, l’avantage pictave s’était déjà rétréci comme une peau de chagrin (66-63).

Quatrième quart temps : Lors de certains matchs récents, GUILLARD et compagnie l’ont emporté grâce en majeure partie à une défense de zone à la fois bloquant la circulation de balle et limitant l’accès à l’intérieur. Or cette fois-ci, c’est l’adversaire qui a eu recours à la zone defense (2-3) au bon moment, ce qui a fini par déstabiliser les Poitevins (5/19 aux tirs dans les 10 dernières minutes). Quant au mur défensif poitevin, il était redevenu perméable ; la force de dissuasion qui avait si bien fonctionné au milieu du match ne répondait plus présent ; d’autre part, les extérieurs rouennais avaient retrouvé leurs marques ; lorsque les Normands sont repassés devant à 7 minutes de la fin (70-72), on sentait que leur marche en avant était devenue inexorable – et leur victoire, inéluctable. Car petit à petit, les joueurs du PB ont baissé pavillon ; il n’y aurait pas de second (ou de troisième) souffle ; ils avaient bel et bien brûlé leur dernière cartouche (81-90).