Le PB tient tête à Orléans mais s’incline à la fin (74-80)

Est-ce qu’on peut parler de « défaite encourageante » ? Face à une formation orléanaise taillée pour une accession très rapide au Pro A, une formation doublée à tous les postes, Poitiers Basket est loin d’avoir démérité. Souvent taxée de laxisme défensif, dans le premier quart temps les locaux ont limité l’adversaire du soir à 16 points, et des contre-attaques hyper-rapides ont même permis aux joueurs de Ruddy Nelhomme, dont l’adresse n’était pourtant pas au rendez-vous, de prendre un léger mais précieux avantage au score (12-6, 20-16). Et puis, face à l’inévitable remontée des visiteurs, ils n’ont cédé que peu de terrain (41-42 à la mi-temps). Par la suite, à la différence de leurs contre-performances précédentes dans le troisième quart temps, ils n’ont jamais « craqué », alors que au début de celui-ci, on pouvait craindre le pire (41-48). Malmenés sans être surclassés, ils se sont battus bec et ongles, si bien qu’à l’approche des dix dernières minutes, ils conservaient toutes leurs chances (55-59). Or c’est à ce moment-là que les choses se sont quelque peu gâtées, et pour trois raisons : 1) trop de ballons poitevins bêtement perdus (mauvaises passes traduisant une mésentente entre joueurs, actions offensives précipitées et vouées à l’échec) ; 2) fautes adverses non sifflées ; 3) l’adresse retrouvée des tireurs du Loiret, six joueurs ayant réussi pendant le match des tirs à 3 points. Cela dit, en jetant leur dernières forces dans la bataille vers la trente-cinquième minute les Poitevins étaient presque parvenus à rattraper son retard (64-66), quitte par la suite à payer au prix fort une trop grande débauche d’énergie (64-72).

Conclusion d’une soirée tout sauf « ratée » : Poitiers a tenu tête à l’ogre de la poule. Première question : Peut-il rééditer sa performance à Blois le 16 et contre Orléans le 20 ? Il s’agit de deux autres très bonnes formations. Deuxième question : Le PB peut-il rééditer ce type de performance face à des équipes censées être plus « faibles » ? Se hisser quasiment au niveau des meilleurs, c’est bien ; éviter de baisser sa garde face aux équipes censées être « à sa portée », ce sera tout aussi nécessaire.