LE PB AU MILIEU DU GUE : BILAN ET PERSPECTIVES A MI-SAISON

Perdre de peu, gagner en triomphant

Sept victoires, onze défaites : A première vue, le bilan comptable n’a rien de reluisant. Or en regardant le classement (douzième place, grosso modo à deux longueurs du wagon des candidats aux play-offs mais aussi avec deux victoires de plus que le premier relégable), on se rend compte que le PB a marqué plus de points (1467) qu’il n’en a encaissé (1461). Comment ça ? L’explication est simple : Dans les 11 défaites, la formation a perdu de 7 points en moyenne, alors que dans ses 7 victoires, elle a gagné de près de 13 points en moyenne !

En compulsant des scores, on se souvient de cruelles défaites « sur le fil » ; -6 (dans les prolongations, alors que les locaux avaient le match quasiment en main) contre Lille, -7 à Aix, -3 à Chartres, -1 à Caen, -5 contre Quimper, -3 à Nancy, -7 à Gries… (la seule véritable déroute a eu lieu à Orléans : -26).

Les victoires : +10 contre Denain +20 contre Evreux, +12 contre Saint-Chamond, +10 à Nantes (seul résultat positif à l’extérieur), +19 contre Rouen, +15 contre Chartres. Seule la victoire contre Paris a été étriquée (+2).

A l’issue de ce bref rappel, quelles sont les conclusions à tirer ?

  1. Une équipe capable de dominer ses adversaires de la tête et des épaules a du potentiel ; c’est une évidence. Et le PB a su faire face à l’adversité : Il a laminé Evreux en marquant 104 points alors que son meneur titulaire venait de prendre la tangente, il a triomphé à Nantes malgré la blessure d’un excellent Norville Carey…

  2. Dans les moments décisifs des matchs accrochés, le plus souvent à l’extérieur et parfois contre des formations mal classées, le PB semble perdre le fil (mais sans jamais vraiment se désunir). Nous ne ferons pas l’analyse ici ; par contre, nous sommes convaincus que lors de la deuxième partie de la saison, le vent pourra tourner, et dans le bon sens.

  3. Lors des 16 matchs encore à venir (8 à la maison, 8 « on the road »), un retournement de situation est bel et bien possible. A domicile, le PB devrait pouvoir tenir sa revanche contre Aix et Caen, ce qui éloignerait le spectre de la descente. De bons résultats contre Nantes et Gries n’ont rien d’inimaginable. Quant aux quatre autres confrontations, il s’agit d’autant de défis contre les leaders du Pro B : Vichy, Orléans, Roanne et Nancy. Si le PB tourne à plein régime et « assure » à la maison (6 sur 8…), tout est possible. Cela dit, sans 4 ou 5 victoires à l’extérieur (contre, en ordre ascendant, Quimper, Evreux, Denain, Paris, Lille, Blois, Rouen et Saint-Chamond), la saison risque de se terminer en queue de poisson ; dans ce cas-là, le PB serait englué dans le « ventre mou » du classement.

C’est dans cette perspective que les deux premières rencontres à la suite d’une coupure de trois semaines revêtiront une importance capitale : En l’emportant à Denain le 1 mars, le PB laisserait derrière lui un candidat à la descente en NM1 ; en battant Vichy le 5 mars, les locaux marqueraient le championnat de leur empreinte et se rapprocheraient des candidats aux play-offs d’accession à la Jeep Elite.