LA DEFAITE DU PB CONTRE ROANNE : DU BIEN, ET DU MOINS BIEN

Lors de la vingt-huitième minute, le PB menait les débats et a failli fructifier son capital de 7 points (63-56). Quoique malmenée par la suite, à 5 minutes de la fin l’équipe locale était loin d’avoir lâché l’affaire (71-77). Par la suite, en revanche, elle s’est effondrée et a fini par s’incliner lourdement, 74-91, score qui selon l’entraîneur adverse est loin d’avoir reflété la physionomie d’un match âpre et plutôt agréable à regarder dans la mesure ou les joueurs des deux côtés se sont dépensés sans compter, jetant leurs dernières forces dans la bataille. A l’issue du match, Ruddy Nelhomme était loin d’être mécontent de la prestation globale de son équipe : « Il faut continuer à travailler en se basant sur ce qu’on a fait pendant les trois quarts du match pour aller vers des victoires ». Revenons un peu sur cette défaite tout sauf honteuse, l’essentiel étant désormais ailleurs : l’enchaînement de matchs à Caen (5 victoires, 4 défaites) le 19, contre Saint-Chamond (6v, 3d : la bonne surprise du début du championnat) le 22, et enfin à Fos/s/Mer (5v, 4d) le 27.

  • Le PB a trop tendance à s’en remettre à la « main chaude » de tel ou tel joueur ; lors du troisième quart temps, c’est Anthony GOODS, jusque-là peu en verve, qui a marqué 17 des 26 points enregistrés par les Poitevins.

  • En termes d’évaluation globale, du côté poitevin seuls les trois Américains (TARRANT : 12 ; GOODS: 17 ; COLLIER : 13) ont remporté des « scores » comportant deux chiffres, alors que six Roannais, toutes nationalités confondues, ont fait autant.

  • Il y a eu trop de pertes de ballon (18) du côté poitevin : des balles « chipées », des passes errantes, des cafouillages dans la peinture. On dirait que les joueurs n’ont fini d’apprendre à se connaître.

  • Lorsque les Poitevins perdent leurs repères et commencent à douter, on a l’impression que tel ou tel joueur cherche à reprendre les choses en main et à « sauver » son équipe. Mais assez paradoxalement, il ne semble pas y avoir de véritable « leader », pas encore, dans les moments décisifs de telle ou telle rencontre. Pas de successeur à Kenny Younger dont le refus opiniâtre de la défaite fut si souvent contagieux…

  • Pour conclure, provisoirement : De toute évidence, le PB est une jeune formation qui pourrait finir par éclore. Or en attendant, des effondrements récurrents dans le money time sèment le doute et commencent à inquiéter les supporters.