EVREUX 81 – POITIERS 65 : Terminus, tout le monde descend

Avant le match : Lors du troisième match en cinq jours, quelle équipe aura conservé le minimum vital de fraîcheur physique et de lucidité mentale? Si Evreux part avec l’avantage du terrain, les joueurs de Ruddy Nelhomme ont dans une certaine mesure déjà honoré leur contrat, et n’aurait rien à perdre; c’est une façon de voir les choses. Or suite à leur victoire remportée de haute lutte il y a 48 heures, de réels espoirs sont permis. Il faudra toutefois que trois conditions soient remplies: 1) Les intérieurs poitevins n’écoperont pas trop de fautes dès les premières minutes; 2) Les extérieurs poitevins trouveront et profiteront de bonnes positions de tir; 3) Les visiteurs ne prendront pas rapidement « d’éclat », et resteront « au contact ».

Pendant le match : Jusqu’à la cinquième minute, le PB a fait jeu égal avec Evreux (10-9). Or à partir de là, l’éclat tant redouté a eu lieu, et dans des proportions importantes, voire cataclysmiques (14-40!). D’un côté, c’était l’euphorie (tir bonifiés de Drouault, Keita, voire même de l’imposant Drake Reed); de l’autre côté, sur le plan offensif les Poitevins se sont heurtés à un mur, à une raquette fermée à double tour; pris de court et dominés dans tous les compartiments du jeu, ils ont multiplié des erreurs de placement, des passes approximatives er des tirs désespérés. Malgré un léger mieux vers la fin de la première mi-temps (11 points de Dorsey), ils étaient surclassés (28-51), et à moins d’un invraisemblable retournement de situation, leur saison touche à sa fin.

Après le match : La saison du PB est bel et bien terminée. Menés à la vingt-cinquième minute 31 points (30-61), lors des quinze dernières minutes du « non-match » les Poitevins ont resserré la garde défensive … sans pour autant retrouver leur marques sur le plan offensif. Revenus à -16 (56-72) à 6 minutes de la fin, ils n’ont jamais été en mesure de faire douter les Ebroïciens dont la supériorité sur trois rencontres ne souffrait finalement pas de contestation. Je laisserai le dernier mot à l’entraîneur du PB, Ruddy Nelhomme: « … C’est la fin d’une belle aventure, d’une bonne saison. Nous avons été au bout de ce que nous pouvions faire ».