Bourg-en-Bresse 81, Poitiers 72 – Le PB a failli l’emporter !

Bourg-en-Bresse 81, Poitiers 72 – Le PB a failli l’emporter !

« On est en finale, on est en finale, on est, on est, on est en finale »: A l’issue de la rencontre du tour précédent gagnée haut la main contre Chalon, les cris des supporters poitevins ont fusé; en un sens, c’était la délivrance. Prétendre que j’y avais toujours cru, ce serait exagéré; à l’instar de tant d’autres partisans du PB, j’imaginais fort mal, au creux de la vague au mois de mars, que l’équipe allait se ressaisir au point de remporter treize matchs consécutifs. Je n’étais que trop conscient de la justesse des effectifs; il suffisait qu’un joueur se blesse, et la mécanique se rayait. Seule l’arrivée de Lamine Kanté, annoncée le premier avril (je pensais qu’on blaguait…) a permis au PB de s’afficher en tant que formation complète et équilibrée, capable de dompter jusqu’aux adversaires les mieux armés… Et maintenant, nous sommes le 29 mai; avec une cinquantaine d’autres fervents dès 10 heures j’étais dans le car, en route à Bourg-en-Bresse. Les deux meilleures équipes des play-offs allaient s’affronter, nous étions dans l’expectative.

Il n’ y a pas eu de round d’observation. Les escadrons rivaux ont tous les deux fait preuve de bonne adresse (4-4), mais Guillard n’a pas tardé à écoper de deux fautes en deux minutes de jeu. Kanté l’a remplacé et marqué, et puis il y eu Souchu (4-9), qui a fait feu de tout bois (15 points dans le premier quart temps). Mais Bourg a eu plusieurs cordes à son arc; 7 joueurs ont marqué dans la première mi-temps, dont notamment Tanghe et Booker à l’intérieur (10-9). Souchu a tout de même rendu l’avantage à plusieurs reprises aux Poitevins (11-12, 16-18, 20-23, 24-25 à la fin du premier quart temps). Les deux équipes avaient fait numériquement jeu égal, mais trop de fautes étaient poitevines, et en dehors de Souchu, il n’y avait pas de salut sur le plan offensif.
Le deuxième quart temps n’étaient pas de la même facture; dominants dans la raquette (que de rebonds offensifs, de secondes chances!), les locaux n’ont laissé aucune chance aux visiteurs qui ne marquaient ni à l’intérieur (Fall était contré) ni de l’extérieur (que de « gamelles »!). Ruddy Nelhomme avait beau faire appel à tous les joueurs de banc; la confiance s’étant envolée, le match avait changé d’âme, et les Poitevins allaient devoir courir après le score. Verdict sans appel après 20 minutes de jeu, Bourg 44, Poitiers 31.
Revenus sur le parquet, les challengers n’avaient plus rien à perdre et allaient jouer leur va-tout. Ingram a marqué le premier (44-33), mais le pivot Booker a répondu dans une action à 3 points (47-33). Décidé et décisif, Ekperigin a donné lui aussi la réplique (47-35), mais le PB ne parvenait pas encore à réduire l’écart, d’autant mois que le meneur Darnauzan a pris feu (53-40, puis 56-40). Assez euphoriques, les Burgiens avaient-ils pris définitivement le large? Que nenni! Très discret jusque-là, Greer a sonné le réveil (56-42), et Thinon l’a imité (56-44). Ekperigin a fait un contre magistral, Greer a réussi un tir bonifié, et le PB était de retour (56-47). Souchu était de nouveau d’attaque (56-49, puis 56-51); seul un tir de l’excellent Bassett a remis momentanément les pendules à l’heure (59-51). Il restait 10 minutes de jeu; l’écart s’était stabilisé à 8 points (61-53).
Le moindre panier allait désormais valoir cher. Les marqueurs poitevins étaient Greer (61-56), Kanté (64-58), Thinon de loin (64-61), Kanté encore (64-63) et Greer sur une pénétration (66-66). De l’autre côté du terrain, le PB ne concédait rien, ce qui faisait que les Burgiens tentaient des tirs pas évidents (low-percentage shots) à la limite des 24 secondes. Et puis, à 5 minutes de la fin, suite à deux rebonds offensifs de ses coéquipiers, Guillard leur donnait l’avantage (66-69). Or Bassett, toujours lui, répondait dans les 15 secondes (69-69); rien n’était joué, loin de là. Fall allait rater (de peu) deux lancers francs, et Braud faisait parler la poudre (72-69). Il restait encore du temps, mais les Poitevins avaient laissé passer leur chance et malgré les vaillants efforts de Ekperigin (73-70) et de Greer (73-72), ils n’allaient plus revenir au score.
Les Poitevins avaient eu le mérite de ne pas baisser les bras, mais ils étaient revenus de trop loin. Ils sont tout de même revenus, ce qui est peut-être de bon augure pour le match retour et l’éventuel match d’appui. Malmenés par un excellent prétendant à l’accession, ils n’ont pas dit leur dernier mot.

 

LES MARQUEURS POITEVINS : Souchu 19 Points, Thinon 5, Greer 12, Guillard 5, Harley 1, Ingram 4, Ekperigin 17, Kanté 9.

STATISTIQUES