BOULAZAC 80 – POITIERS 73 : Il y avait pourtant de la place…

Score_Boulazac_PoitiersAVANT LE MATCH: Dans un championnat hyper-dense dont chaque journée nous réserve de nouvelles surprises, dont la victoire du 12 avril de Lille au Portel, nous nous approchons de la dernière ligne droite. Encore une fois, Poitiers (15 victoires, 12 défaites) et Boulazac (14 victoires 13 défaites), qui suivent des parcours parallèles depuis plusieurs saisons, se trouvent au rendez-vous. Autre point commun: Les deux formations ont toutes les deux raté le coche le 12 avril; si le PB s’est incliné contre Fos-sur-Mer dans les dernières secondes (86-90), Boulazac a également perdu, de peu, à Nantes (79-82). Laquelle des deux équipes voisines va parvenir, le 16 avril, à reprendre son destin en main? Une chose est sûre: Les joueurs ayant perdu cette rencontre auront perdu très gros, et devront se battre jusqu’au bout en vue de se qualifier pour les play-offs.

PENDANT LE MATCH: 1): Disons-le tout de suite: Le PB aura eu le mérite, malgré un départ catastrophique, de ne pas baisser les bras. Car pendant 7 à 8 minutes, Boulazac avec la main collective chaude, très chaude. La circulation du ballon était excellente, alors que dépassés, les Poitevins se cherchaient, seuls Dorsey (3-6, 10-21) et Harley (8-18) parvinrent à marquer. On se demandait de quelle manière les visiteurs allaient arriver à stabiliser l’écart… Fort heureusement, a réponse venait des mains de Mike Joseph; avec un mélange de fougue, de désinvoluture, de nonchalance apparente et de doigté insolent, il faisait mouche de près (18-28) et de loin (21-28), si bien qu’à la fin du premier quart temps, le PB n’était plus vraiment distancé (23-30).

2): D’autre part, les tireurs périgourdins étaient descendus de leur nuage. Or les tireurs poitevins ne faisaient pas non plus preuve d’une grande adresse, au moins jusqu’à deux tirs bonifiés de Dorsey (30-34, 33-37). Malheureusement, ses coéquipiers n’enchaînaient guère, leurs efforts offensifs n’aboutissant le plus souvent à rien, alors que de l’autre côté du terrain, les joueurs de Boulazac rataient sept lancers francs consécutifs! Et puisque que dans les deux dernières minutes de la première mi-temps, ils retrouvaient un soupçon d’adresse, l’écart gonflait de nouveau (40-50).

APRES LE MATCH: 3): Deux paniers de Corre rétablirent l’ascendant périgourdin (40-54), et pendant plusieurs minutes, dans un match relancé sur des bases défensives, les protagoniste en restaient là (45-57, puis 51-66). Or c’est à ce moment, encore sous l’impulsion de Joseph, que sans crier gare, quatre Poitevins différents ont marqué les 9 derniers points de la troisième période; avec 6 unités d’écart (60-66), le match était relancé.

4): Mais quel gâchis par la suite, et des deux côtés du terrain! A trois reprises, au début du dernier quart temps, les visiteurs n’ont pas su marquer (les hôtes non plus). Seul un « second effort » d’Ekperigin a fini par réduire l’écart (65-67); le même joueur a récidivé deux fois (68-71, puis 70-71), tout en défendant dur (en 9 minutes, Boulazac n’a marqué que … 5 points). Et puis, à un peu plus de 150 secondes de la fin, Dorsey a réussi un tir à 3 points, et le PB est passé devant (73-71). Par la suite, cette formation avait même la possibilité d’aggraver le score, mais les munitions offensives étaient épuisées, et dans un dernier et définitif retournement de situation (fin de troisième quart temps à l’envers) c’est Boulazac qui a marqué les 9 derniers points du match (73-80).

Plus que les yeux pour pleurer: En un mot, les efforts héroïques de la défense poitevine, qui ont permis à l’équipe de rentrer dans le match et d’être en mesure de l’emporter, n’ont pas été payés de retour. Ayant perdu la rencontre qu’il ne fallait pas perdre, alors que la victoire leur tendait les bras, les Poitevins vont effectivement devoir se battre jusqu’au bout en vue de se qualifier pour les play-offs.