Après la déroute contre Vichy (48-67)

« Quand ça (ne) veut pas, ça (ne) veut pas » : C’est une expression française qui traduit assez bien la panne offensive du PB lors de la deuxième mi-temps d’un match finalement invraisemblable dans la mesure où, pendant 20 minutes, sans être transcendants, les joueurs de Ruddy Nelhomme menaient quasiment en permanence la course en tête. Car avant le passage à vide qui a frappé les esprits (plus de 15 minutes sans mettre le moindre panier, ce n’est pas rien…), le PB était plutôt convaincant : envolée « coast to coast » de Doumbouya, prouesses défensives de Guillard, bonne adresse de Goods, prestation somme toute correcte de Collier… Après 10 minutes de jeu, les locaux dominaient (24-17), et l’addition aurait pu être encore plus lourde, si tant de lancers francs n’avaient pas été ratés… Et malgré un petit « temps faible » dans le deuxième quart temps (pas assez de mouvement du ballon, une certaine fébrilité au moment de tenter un tir), dans l’ensemble les Poitevins tenaient bon (38-33, à la mi-temps). Du côté vichyssois, aucun joueur ne semblait sortir du lot, mis à part l’excellent pivot franco-ivoirien, Mohamed Kone (déjà 8 points, 6 rebonds).

Et la deuxième mi-temps ? Quel festival de maladresse(s) ! Si les Poitevins ne marquaient point, leurs adversaires étaient à peine plus percutants à la finition ; pendant je ne sais pas combien de temps, le compteur restait bloqué (PB 40, Vichy 43 après 28 minutes de jeu) ; compte tenu de la futilité offensive déjà mentionnée, j’estimais que n’étant menés « que » de 3 points, les joueurs de la « home team » avaient de la chance … et conservaient malgré tout des chances de finir par l’emporter !

Je n’ai pas envie d’épiloguer sur le quatrième quart temps : Les joueurs de Vichy faisaient preuve d’adresse, et les joueurs de Poitiers ne proposaient qu’une faible opposition. Je n’ai envie d’enfoncer le clou (autant tirer sur une ambulance) ni d’enfoncer les portes ouvertes (le naufrage poitevin, c’est une vérité d’évidence).

J’ai plutôt envie de regarder de l’avant, en me disant que dès leur entrée sur le terrain pour le match de Coupe de France contre Saint-Chamond du 7 novembre, les porte-étendards du PB auront à cœur de se racheter.